Bien avant la création de Sonic le hérisson bleu et sa propulsion en tant qu’égérie mondiale de SEGA, il existait un personnage que les plus jeunes d’entre vous n’ont certainement pas connu. Un personnage mi-nain de par sa taille, mi-elfe avec ses grandes oreilles, mais surtout super attachant et reconnaissable au premier coup d’oeil pour les connaisseurs. Les premières notes musicales synthétisées du premier jeu video qui lui a été dédié sur SEGA Master System déclencheront un tourbillon de souvenirs et vous transportera 30 ans en arrière, en 1986 pour être exact. Si Sonic a remporté un franc succès auprès du public et était la mascotte principale de SEGA durant des années, il est bon de rappeler que la première mascotte de la firme n’était autre que Alex Kidd.

A la sortie de la Master System, il était primordial pour SEGA de contrer Nintendo et son célèbre plombier moustachu, Mario. C’est dans ce climat de concurrence extrême entre les 2 constructeurs qu’est né Alex Kidd. Il devient ainsi le porte étendard de SEGA de 1986 à 1991, avant de laisser sa place au célèbre hérisson bleu que tout le monde connait, Sonic. Plusieurs jeux ont été développés et mettaient en avant ce jeune prince au physique très atypique, avec sa taille d’enfant, ses oreilles décollées ainsi que sa tête et ses mains surdimensionnées. Mais le jeu le plus marquant et qui ravivera un tourbillon de souvenirs pour les plus nostalgeek d’entre vous, c’est sans aucun doute Alex Kidd in Miracle World sorti au Japon sur Master System en 1986 et en occident (US et Europe) en 1987. Si la version originale du jeu a été développée et sortie sur cartouche pour la Master System, première du nom, une version similaire du jeu a également vu le jour sur Master System II en étant directement intégrée à la console. Une technique commerciale efficace qui a remporté un franc succès en Europe à sa sortie.

 

Le jeu

Vous incarnez donc, sur ce jeu de plates-formes, le jeune Alex Kidd. Prince du domaine de Radaxian et pratiquant les arts martiaux, le jeune héros doit sauver son royaume des mains maléfiques de Janken le Grand. Celui-ci a transformé les habitants du royaume en pierre et en a également profité pour faire emprisonner son frère jumeau, Egle, dans le château du pays. Le but d’Alex étant de sauver à la fois le frangin et délivrer Radaxian de l’emprise démoniaque de Janken. Et pour ce faire, vous serez armé de …. votre poing. Contrairement au plombier italien, vous disposerez d’un inventaire dans lequel vous pourrez choisir certaines armes et armures qui vous permettront de vous renforcer et d’achever vos ennemis plus facilement. Un peu à la manière d’un RPG, vous pourrez les obtenir, soit en les amassant en chemin au cours d’un niveau, soit en les achetant auprès d’un marchand avec l’argent que vous aurez récolté en cours de route.

La particularité de ce jeu, hormis le fait qu’il s’agisse d’un jeu de plates-formes somme toute assez classique, réside dans le fait que l’affrontement avec les boss de fin de niveau se font dans un duel de … chifoumi, ou pierre-feuille-ciseaux si vous préférez. A moins de retenir l’ordre dans lequel votre adversaire sortira son jeu, il vous sera très compliqué de réussir les duels dès le premier coup. N’ayant pas de point de sauvegarde ou de mot de passe pour revenir à un niveau plus avancé, vous devrez recommencer au tout début du jeu en cas de Game Over. Autant dire qu’arriver à finir le jeu d’une traite relève plutôt de l’exploit. Le petit Alex est également très fragile, le moindre contact avec un ennemi l’enverra directement dans les cieux veiller sur ses sujets du royaume. La précision dans votre gameplay et votre maniement du pad devront être irréprochable. Et pour corser le tout, la difficulté du jeu est assez relevée. Play and retry et crises de nerfs garantis tout au long du jeu.

En ce qui concerne l’environnement dans lequel vous évoluerez, c’est assez simple, vous découvrirez toute la palette de ce qui se fait de mieux dans un véritable jeu de plates-formes. A pieds sur terre, à la nage dans les eaux, dans les airs à l’aide d’un mini-hélico, en bateau/moto et dans les donjons du château, vous traverserez des environnements divers et varié et assez agréable à parcourir. On est loin des jeux monotones où l’environnement est identique du début à la fin du jeu. Graphiquement, c’est joli et coloré. Les environnements sont agréable à regarder et l’animation générale crée dans le jeu, bien que assez basique et répétitive (il faut rappeler qu’on était en 1986 quand même) est tout juste correcte. Les allers et venues ainsi que les mouvements répétés à sens unique de vos ennemis vous permettront de prévoir la façon dont vous aller l’attaquer et le passer.

 

L’autre point important du jeu est bien sûr sa bande son originale. Je vous imagine déjà en train de vous rejouer la mélodie du tout premier niveau du jeu. Le genre de thème musical qui colle à la peau d’un personnage, d’un jeu, identifiable dès les premières notes jouées. Un peu comme Mario, la mascotte de Nintendo, ou Sonic qui le deviendra quelques années plus tard.

A noter également qu’il existe une légère modification dans le jeu en fonction de la version choisie. A la fin de chaque niveau, une présentation de la map sera faite avec le personnage dans une position décalée en train de manger un Onigri (gâteau de riz très populaire au Japon) pour les cartouches en version originale/japonaise ou un hamburger dans les versions US et européennes. Un petit clin d’oeil sympa symbolisant l’ouverture de SEGA aux joueurs du monde entier.

 

Miracle World ne sera pas la seule aventure d’Alex Kidd sur console SEGA Master System, mais elle est la plus mémorable et la plus aboutie de toutes. Il fut le tout premier jeu video que j’ai vu sur un écran cathodique, tout simplement. Je vous laisse imaginer la claque que j’ai reçue lorsque je découvrais que l’on pouvait diriger un personnage tout mignon avec des super pouvoirs dans un univers avec tout plein de couleurs et de monstres animés. Tout cela grâce à une manette de jeu. Je n’étais plus un spectateur de la télévision, mais un véritable acteur. Ma passion s’est révélée ce jour là et ne m’a plus jamais quittée. À ce jour, je n’ai jamais réussi à finir ce jeu. J’ai donc un petit message personnel pour toi mon petit Alex. Malgré mes nombreux Game Over et la féroce envie qui m’anime de t’écraser ta tête contre ton hamburger avarié tout pourri, je tiens quand même à te dire, mais vite fait, un grand MERCI de m’avoir fait découvrir le jeu video. 

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