C’est un geste du quotidien devenu quasi systématique et récurrent que l’on ne s’en aperçoit même plus aujourd’hui. Ecouteurs vissés sur les oreilles ou casque audio planté sur le haut du crâne et c’est parti pour des heures de balade ou entrainement intensif pour les plus sportifs. Ecouter de la musique en mouvement n’a jamais été aussi facile. Si les la génération actuelle ne jure que par Spotify, Deezer et compagnie solidement installés en tant qu’application sur leurs smartphones, un petit flashback s’impose pour découvrir les différents appareils d’époque, à commencer par le Walkman, qui se sont succédé pour divertir des millions de mélomanes ambulant sur la route des vacances, du boulot ou de l’épicier du coin. 

1979, l’invention du baladeur à cassette par SONY

C’est en Juillet 1979 que le géant japonais SONY sort son premier Walkman TPS-L2, le premier baladeur à cassette avec son stéréo. Arborant une couleur bleue et grise assez sobre et de forme rectangulaire, l’appareil était fourni avec un casque audio et des coussinets en mousse de protection. Avec ses 390 grammes, ce poids plume de l’époque se glissait facilement dans toutes les poches et garantissait une écoute de ses pistes audio préférées aussi longtemps que les 4 piles insérées dans le lecteur le permettaient. Pour écouter ses pistes audio, une cassette à bande magnétique était nécessaire. Sa durée d’écoute et/ou d’enregistrement dépendait de la longueur de la bande fournie avec.

 

Si la fonction principale du premier Walkman était la lecture des pistes audio, l’arrivée 5 ans plus tard en 1984, du modèle WM-D6C permettra à ses utilisateurs d’enregistrer eux-même le contenu de leurs cassettes. Une fonction pratique et modifiable à volonté pour tous les utilisateurs qui opteront pour ce format de cassettes vierges. L’arrivée de la concurrence face à la domination sans partage de SONY dans ce domaine prit quelques années avant de pointer le bout de son nez. Si Toshiba, Philips, Aiwa et consorts ont développés leurs propres baladeurs à cassettes de leur côtés, ils ne feront presque pas sourciller le créateur de cette technologie, renouvelant sans cesse ses gammes en ajoutant des fonctionnalités utiles qui faciliteront son utilisation. En amincissant sans cesse ses appareils en les rendant plus légers, en ajoutant la fonction auto-reverse qui permettra aux utilisateurs d’éviter de retourner manuellement la cassette pour lire les 2 faces de celle-ci ou en ajoutant la Radio FM pour écouter la radio et pourquoi pas enregistrer ses morceaux préférés en même temps, il faut dire que SONY savait sortir ses nouveautés au bon moment pour éviter tout effet de lassitude chez le consommateur. La concurrence, elle, n’avait qu’à suivre.

 

1984, l’entrée sur le marché du DiscMan, par SONY aussi …

Alors que la vente des baladeurs K7 sont en plein essor, la création et l’arrivée du Compact Disc, plus communément appelé CD, par Sony va une fois de plus bouleverser le marché et les habitudes des consommateurs. L’arrivée du numérique et l’expansion des CDs dans le domaine musical et logiciel va être un véritable raz-de-marée qui durera … qui dure toujours en fait. La qualité audio numérique et la capacité de stockage était nettement plus importante que sur format K7. Avec sa forme circulaire adaptée au format du CD, le Discman, ou lecteur CD poussera progressivement le Walkman et ses traditionnelles cassettes vers la sortie, pour une retraite bien méritée. Malgré son âge relativement avancé et la progression du tout-numérique spécialement dans l’industrie musicale, j’ai été agréablement surpris de trouver dans certains rayons de supermarché, 1 voire 2 exemplaires de lecteur CDs, Sony et Philips, pour un prix avoisinant 70€ . Sûrement les derniers survivants de cette époque qui dure depuis trois décennies maintenant.

Le Walkman mini-Disc de Sony, sorti en 1992 proposait le même concept que le précédent Discman, mais avec une taille réduite de 70% comparé au lecteur de disque classique. Le mini-disc, lui, était protégé dans un étui en plastique rigide d’environ 7 cm et permettait d’enregistrer en live ses morceaux de musique en connectant le lecteur via une prise mic/jack à la radio par exemple. Le MD permettait une capacité de stockage d’environ 80 minutes par unité. Son seul avantage, c’était sa petite taille. Quant au prix, il fallait compter 250€ pour en avoir un. J’en avais un personnellement et je ne sais toujours pas pourquoi j’ai investi autant dans ce qui fut un des plus gros flop de Sony en terme de ventes en occident.

 

L’arrivée des lecteurs MP3

L’entrée en lice de la musique au format digital va définitivement bouleverser l’ère musicale et la façon de consommer du mélomane lambda. Le MP3 est le format qui permet de compresser un fichier audio avec une perte qualitative vocale et instrumentale qui, avouons-le, passe inaperçu pour les 3/4 des auditeurs, mais qui permettra un gain d’espace évident sur les tous espaces de stockage numériques. En 1998, le MPMan F10 et le Rio PMP300 font office d’étendards en tant que premiers lecteurs de ce nouveau format audio. D’une autonomie très limitée (8 heures environ) et d’une capacité de stockage (32 Mo, soit 5 à 6 titres audio) qui l’étaient tout autant, les premiers lecteurs ont été les fers de lance de cette nouvelle ère musicale. Le prix de ces petits bijoux technologique variaientt entre 200 et 250€ à leurs sorties. Rappelons tout de même que si le progrès technologique est louable et indéniable, la mise en circulation des fichiers MP3 sur Internet et des logiciels de partage P2P (Napster, Kazaa etc) fut dramatique pour l’industrie musicale avec toutes les conséquences que l’on connait aujourd’hui.

Et Apple créa l’iPod …

En 2001, un nouveau lecteur MP3 fit son apparition et pas n’importe lequel. Celui qui révolutionnera l’ensemble du marché et deviendra le leader incontournable et le « must-have » de toute une génération 10 ans plus tard. Il s’agit bien sûr de l’iPod. Le concept n’était pas nouveau, clairement, mais Apple a su y apporter quelques modifications techniques et visuelles qui feront de ce nouveau-venu l’objet le plus convoité en ce début de millénaire. Avec 5 Go de capacité de stockage, soit la possibilité de glisser plus de 1000 fichiers audio, un design sobre et élégant et un habillage plastico-alu pour faire classe, mais surtout une roue de navigation pour se différencier des autres constructeurs … et c’est le jackpot  pour la firme à la pomme croquée !! Au fil des années, l’iPod se déclinera en plusieurs versions (Classic, Mini, Nano, Shuffle et Touch), avec des formats et des coloris différents pour satisfaire tous les goûts. Son design et sa simplicité d’utilisation sont les principaux facteurs de son succès. Avec plusieurs centaines de millions d’appareils vendus à travers le monde entre 2001 et 2008, le petit iPod est une véritable réussite commerciale et un objet incontournable du quotidien.

 

L’évolution est phénoménale et si les moins jeunes n’auront aucun mal à reconnaitre l’ensemble des appareils datant des années 80 et n’ont eu aucun mal à s’adapter à cette évolution au fil du temps, il faut dire que l’inverse n’a pas vraiment le même effet. Ce petit extrait résume toute la différence entre l’ancienne génération et la nouvelle. Et quoi que l’on puisse en penser, il y’a de quoi se sentir privilégié d’avoir pu découvrir et apprécier cette métamorphose dès son commencement ou presque …

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