Sorti en Mai 1998, Resident Evil 2 est la suite logique du célèbre opus du même nom sorti quelques années plus tôt sur Playstation. Alors, on prend les même et on recommence? Oui et Non. Nouveaux personnages, nouvel environnement, nouvelle intrigue, mais le coeur de l’histoire et ses causes restent inchangées. Mieux, le scénario devient plus complexe et ce que vous avez vécu sur Resident Evil n’était en quelque sorte qu’une petite mise en bouche avant de vous faire servir le plat de résistance par Umbrella Corporation sur un plateau nommé Raccoon City. Le manoir ne suffisait pas, maintenant ils passent à la ville.  

Je l’ai attendu ce jeu. De pied ferme. Je me souviens encore du jour où comme par magie, mon frangin venait de déposer le jeu PS1 sur le téléviseur. Ce boitier noir. Cette tête de zombie complètement ravagée, l’horreur et l’angoisse étaient de retour.

Ayant testé la démo la veille, par un magazine dont je ne me souviens plus du nom, je ne tenais plus en place, il me fallait ce jeu. ABSOLUMENT. Cette soif de dégommer du zombie avait rejaillit de plus belle. Je faisais moins le malin 2 ans plus tôt sur Resident Evil.

Première surprise en ouvrant le boitier: 2 CDS rouges, l’un pour Claire Redfield, l’autre pour Leon S.Kennedy. 2 personnages et scénarios différents, mas qui seront étroitement liés au fil du jeu.  Comme pour son aîné, cette version proposera 2 histoires différentes avec des difficultés plus corsées, selon que l’on ait choisit l’un ou l’autre personnage.

Le jeu

L’introduction est frappante. On oublie celle complètement ratée de la première version. Là, on en prend plein la figure. Une intro entièrement réalisée en 3D et qui envoie du lourd en terme de qualité graphique. Capcom nous scotchait déjà par terre et ce n’est qu’un début.

Si Umbrella Corporation avait limité ses expériences biologiques foireuses à un manoir abandonné en dehors de la bourgade de Raccoon City lors de Resident Evil, premier du nom, là, nos cowboys du labo ont décidé de s’attaquer à la ville. Et oui, on ne fait pas les choses à moitié dans cette compagnie.

Première chose qui frappe en débutant le jeu dans les ruelles ravagées de Raccoon: cette sensation de liberté. Une sorte d’open-world, très linéaire, avec ce sentiment que toute la ville nous appartient. Et puis, graphiquement … ça déchire. Zombies et voitures en feu, bris de glace par terre, ambiance apocalyptique garantie, le tout en pleine nuit.

Claire Redfield ou Leon S.Kennedy?

Vous avez le choix entre Claire Redfield, soeur cadette de Chris, venue pour rechercher son frère après sa disparition et Leon S.Kennedy, nouvelle recrue de la police de Raccoon City.

Première impression: quel charisme !! Ce sont incontestablement les personnages de la saga qui m’auront le plus marqué. C’est mon avis personnel.

Scénarios différents, rencontres différentes, armes différentes, accès à certaines zones du commissariat de Raccoon autorisés pour l’un, mais pas pour l’autre à des moments différents du jeu. En bref, beaucoup de différences selon notre choix du personnage en début de jeu.

Claire, sans doute le personnage le plus charismatique du jeu, en plus de ses atouts de killeuse de zombies (c’est génétique dans la famille Redfield) dégagera cette sensation de tendresse, qu’elle développera au cours de la partie avec certains personnages du jeu et ce côté protecteur qui fait que le joueur s’y attache très rapidement et aura plus de compassion avec elle. Très habile à l’utilisation des armes légères, Claire aura comme atout le crochetage des serrures et une certaine habilité à manier le lance-grenades et l’arbalète.

Leon, quant à lui, se souviendra longtemps de sa première journée en tant que bleu de la police locale. Personnage réservé et mystérieux, il dégage un aspect froid de sa personnalité qui font que le joueur veuille aller plus loin et découvrir se qui se cqche derrière le personnage. Son physique et son sens de la justice en feront un très bon agent redoutable pour ses ennemis. Egalement doué pour le bricolage, les kits d’amélioration lui permettront d’améliorer certaines de ses armes.

Leon et Claire ne seront que temporairement en contact durant le jeu en fonction de leurs actes. Leurs parcours ont lieu en simultané mais vous les jouerez séparément l’un après l’autre.

L’environnement

Resident Evil 2, à l’instar de son aîné se savoure de par son ambiance gore et angoissante. La plupart des endroits que vous visiterez en dehors ou à l’intérieur du commissariat de Raccoon sont dévastés, saccagés, et montrent encore des traces de violents affrontements. Vous basculerez la plupart du temps d’une pièce remplie de zombies à une partie de la carte où le silence règne et vous fait sombrer dans une certaine solitude pesante, renforçant votre sensation d’isolement le jeu.

Tout au long du jeu, vous serez amenés à trouver certains éléments (journaux intimes, rapports de police, photos) qui vous aideront à en savoir plus sur votre environnement et éclaircir certaines interrogations sur les évènements pré-apocalyptiques qui s’abattent sur la ville. Certaines rencontres avec des personnages « tertiaires » viendront vous aiguiller sur votre passage et vous dévoileront certaines informations pour continuer votre chemin.

Butes les tous … ou casses toi !! 

C’est le dilemme que vous aurez à faire tout au long du jeu. Le manque cruel de munitions vous amènera à prendre certaines décisions pour le bien de votre survie. Soit vous butez vos ennemis qui vous entourent un à un et vous vous risquez à manquer de munitions pour passer la prochaine pièce, soit vous prenez la fuite. La seconde option étant nettement plus privilégiée la plupart du temps. Vous deviendrez à coup sûr Expert dans l’art du slalom entre les morts-vivants.

Graphismes et Gameplay

Le monde dans lequel on évolue est comme le précédent opus. Environnement en 2D pré-calculé et personnages évoluant en 3D temps réel. C’est beau, ça en jette pleins les yeux, d’autant que les décors apocalyptiques sont particulièrement bien réussis et permettent au joueur une immersion instantanée dans l’horreur. La modélisation des personnages est superbe. Seul petit hic, l’animation souffre de « rigidité » et l’on aura un peu de mal de temps à autre à orienter le personnage dans certaines parties du jeu. Prendre la fuite face à certains monstres pourra se révéler plus compliquée à cause de ce gameplay rigide.

Le réalisme du jeu est tellement poussé à l’extrême que vous verrez vos héros trainer le pas en cas de blessures, un détail qui fait plaisir à voir, on s’y croit vraiment.

La réalisation audio du jeu est elle aussi quasi parfaite. La visibilité dans certaines pièces n’est pas totale, pourtant en augmentant un petit peu le son, on pourra deviner la présence d’un zombie grâce aux bruits de pas crasseux qu’il va émettre dans une zone non-visible aux yeux du joueur.

Eteignez les lumières, montez le son et laissez vous porter par cet épisode de Resident Evil 2, vous ne le regretterez pas. Malgré une durée de vie un peu faiblarde (comptez une bonne vingtaine d’heures de jeu pour finir les 4 scénarios du jeu), le jeu permet de transporter le joueur dans l’horreur, le stress et l’angoisse à grande échelle. Techniquement bien réalisé et offrant cette sensation de liberté dans un environnement plus étendu que le précédent opus, vous prendrez un certain plaisir à buter du mort-vivant dans les rues de Raccoon. Le scénario est bon, bien écrit et permettra également de se mettre dans la peau de personnages secondaires assez charismatiques pour étoffer l’histoire. Les graphismes en 2D rétro en rebuteront plus d’un, mais Resident Evil 2 est le genre d’expérience à vivre sans aucune hésitation.

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